Voici très en retard, mais avant les photos des vacances en France, l’article du mois de Mars.
C’est l’arrivée du printemps, il fait beau, il y a beaucoup de fleurs, et de magnifiques cerisiers… ce qui a donné lieu a beaucoup de photos à trier!
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De belles sorties oui, lais aussi un mois chargé en efforts, car nous avons été frappé par les maladies et un malencontreux oublie de renouvellement de visa tout juste un mois avant notre voyage en France.
Je vais essayer d’organiser le truc un peu en paragraphe pour s’y retrouver.
. Mon anniversaire!
Et oui! Trente… quatre maintenant je crois bien. On se rapproche de l’age limite que je m’étais fixé pour démarrer une famille, 35. Mais comme c’est déjà fait, no stress!
Donc voilà, tranquilou, pas de grosse orgie ni rien (ou pas que je me souvienne en tout cas), on a fait un repas avec un gâteau juste Momoko et moi.
Ah, attention quand même, pas n’importe quel gâteau! Il s’agissait d’un Mont Blanc géant Angélina!! Pour les ignorants (bénis soient ils), il s’agit du pâtissier qui produit les meilleurs Monts Blancs au monde (d’après moi). J’adore les Monts Blancs, et il se trouve que la pâtisserie de Sugamo (oui, notre quartier) qui change de marque chaque mois, consacra le mois de Mars à Angélina. On à donc eu Mont Blancs au classiques, en petit, en gros, en géant, mais aussi au chocolat noir, à la fraise, version « sakura »… juste là entre chez nous et la gare. Mauvais mois pour commencer un régime de printemps.
Pour couronner le tout, Momoko m’offrit un super cadeau: kit de transmission par onde pour remplacer le câble encombrant de ma guitare électrique. Excellent!

. Les cerisiers en fleurs
Cette année nous avons eu pas mal de chance, car il a fait plutôt beau temps en par rapport à souvent où la période des cerisiers en fleurs est tarie par la pluie et la grisaille.
Débutant aux alentours du 20 Mars, la floraison a atteint 100% « full bloom » vers le 26, pour ensuite se dissiper lentement durant la première semaine d’Avril.
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. Hanami avec le bureau
A ma plaisante surprise, ma boite organise chaque année un déjeuner sous les cerisiers en fleurs, en semaine, lorsque la floraison atteint son maximum. De 11h a 14h en gros, tous les employées sont convié a se rendre dans un parc avoisinant, où les organisateurs ont préparé les tapis de sols, les bento (choix de plats préparés) et les boissons. Le temps était magnifique, les bento étaient super bons et le petits parc très sympa. J’en ai également profité pour explorer ce coin de Tokyo que je ne connaissais pas bien, et pris plein de photos de cerisiers bien chargés en fleurs.

3 personnes avec qui je travaille. A gauche se trouve mon chef d’équipe.

J’avais pris le bento avec viande « sukiyaki ».
. Le visa oublié
Et oui, vous n’imaginiez pas que tout se passait complètement tranquilou. Mi-mars, Momoko reçoit une lettre de la mairie, mentionnant, à titre informatif, « Du fait de la disparition de votre mari, nous procédons aux changement nécessaires relatifs à l’assurance maladie de votre enfant. »
Après avoir demandé à Momoko de me relire une paire de fois ce fascinant passage, je réalisais que mon visa expirait… il y a un mois, en Février. Le détail m’aurait sans doute échapper durant ce début d’année fiévreux où nous avions chopé la grippe etc… Bref, pas cool, et mauvais timing car nous avions déjà réservé les billets d’avions pour la France, départ prévu le mois suivant, et duquel je ne pouvais pas revenir sans visa.
Je contactais donc immédiatement la section RH de ma boite, qui a été vraiment super. Un gars très sympa, que je connaissais déjà, m’a expliqué toutes les procédures, et fait tous les papiers (une énorme pile) en 24 heures. Nous nous sommes ensuite rendu ensemble au bureau de l’immigration de Tokyo. Là, il m’a donné quelques conseils mais est resté en retrait. Il fallait que j’aille expliquer la situation moi même en japonais, et surtout bien m’excuser pour mon oubli. Je passe les détails mais en gros ça a pris du temps, j’ai du revenir 3 fois au guichet pour compléter le dossier avec lettre d’excuse et lettre d’explications, mettant par écrit pourquoi avais-je oublié. J’avais commencé une dissertation sur le fonctionnement du cerveau avec ses défaillances inhérentes en particulier en ce qui concerne la mémoire… mais j’abandonnais rapidement au profit d’un message plus simple invoquant la grippe/famille/travail.
4 heures plus tard, ils avaient régularisé ma situation, mais… il m’avaient mis « touriste ». Il fallait donc refaire toute une démarche pour redemander le status d’ingénieur (et pouvoir travailler et voyager etc…). Comme on était en fin de journée, ils m’ont demander de revenir le lendemain (alors que j’avais tous les papiers prêt, là, dans mes mains).
Je revins donc le lendemain avec ses mêmes papiers, et commençais à faire la queue. En effet, je ne l’ai pas mentionné explicitement encore, mais le bureau de l’immigration de Tokyo et extrêmement bondé. Toujours. Donc là, juste pour présenter mon dossier, j’ai fait une heure de queue. Là ils regardent les papiers… et me les rende avec un numéro. « 396 ». Quand ce numéro s’affichera pour le guichet B4, ça sera à mon tour de déposer mon dossier. Je levais la tête et vis que le numéro actuel était 78.
4 heures plus tard (pendant lesquelles mon cerveau hurlait « mais pourquoi n’ont t’ils pas pris mon dossier au premier guichet?? »), mon numéro fut appelé, je remis mon dossier au guichet, et voiloù, je pouvais rentrer chez moi et attendre de recevoir une carte me disant que mon visa était prêt (à revenir chercher sur place, bonheur).
S’ensuivit un suspense pesant, jusqu’au jour où je reçus la carte, une semaine avant le départ en France. Je me rendis de nouveau à l’immigration, refis la queue une heure pour accéder au ticket qui me donna un numéro plusieurs centaines au dessus du numéro actuel, et, 4 heures plus tard, on me donna mon bout de plastique, valable pour les 3 prochaines années.
Après ça, il me suffisait d’aller à la mairie, pour faire compléter ma carte de visa avec mon adresse, et rétablir l’assurance maladie de Léo à mon nom. Une formalité bien plus agréable que l’immigration (grand bâtiment moisi, blindé d’étrangers en stress), dans notre super mairie grande, confortable, et moderne (il y avait même quelqu’un qui jouait du piano à queue dans la court intérieure).
. La vengeance transperçante finale contre le retour de la souffrance infernale de l’œil maudit
Au programme également, comme chaque mois, mon œil. Je fêtais les 1 an de douleur lacérante quotidienne. J’avais décidé de faire le tour des ophtalmos autour de mon bureau et également d’aller voir une clinique spécialisé dans un autre quartier. Après plusieurs échecs (les docteurs ne m’écoutent pas et me donne le traitement par défaut pour les chalazions ou les yeux secs), je trouvais enfin un docteur qui se montra humain et compréhensif, et après m’avoir écouté, agit sans ménagement. Première chose, elle pris une aiguille et défonça le chalazion pour lui expliquer que son règne était fini. Et pour être sûr qu’il ne revienne pas (comme il le faisait toujours), elle me donna un traitement lourd, avec anti inflammatoire, anti biotiques, cachets, goutes et pommade, avec patch protecteur pour dormir la nuit avec une tonne de pommade dans l’œil.
Cette ophtalmo est assez typée grand-mère qui parle fort et franchement. Elle m’a clairement dit d’arrêter de travailler, de me reposer, et surtout d’arrêter de boire du vin. Même après lui avoir dit que je n’en buvais pas. Car elle savait que j’étais français. Elle me répète à chaque fois « et pas d’alcool! Même pas un verre, même pas un Mon Chérie, et même pas du vin! Car le vin c’est de l’alcool aussi, fous de français! ». Tout ça en japonais bien sûr.
2 semaine plus tard, le chalazion avait quasiment disparu. Et quand je retourna la voir, elle me donna des goutes de la mort contre les yeux secs, le truc qui arrache et qui donne un vieux gout de médoc dans la bouche, mais qui marche vraiment. J’étais enfin soulagé!!
Aujourd’hui encore je dois me mettre ses goutes tous les jours, mais je ne souffre plus comme avant et c’est une grande victoire de ce mois de Mars!

Victoire et fête.
. La chenille qui fait des trous
Léo à découvert la célèbre (au Japon) histoire et chanson de « la chenille qui fait de trous » et la chante tous les jours. On a acheté le livre, très sympa, c’est l’histoire d’une chenille qui nait une nuit sur une feuille, puis chaque jour mange beaucoup de choses jusqu’à devenir un cocon, puis un papillon.
L’histoire est d’origine américaine « The Very Hungry Caterpillar » et date de 1969.
La version japonaise en chanson donne ça:
Léo peut écouter la chanson et suivre l’histoire en tournant les pages du livre au bon moment. Bien sûr son moment préféré est quand la chanson devient plus entrainante et décrit ce que la chenille mange. Là, il essai de chanter en même temps.
Pour finir voici quelques vidéos que j’avais sur mon téléphone:
CLIQUER ICI POUR VOIR LES VIDEOS PRISES AU MOIS DE MARS.
On y revoit le mariage du frère de Momoko, et d’autres vidéos plus ou mois ratées de Léo. Et des fleurs (mais ça ne rend pas bien). Et le gars au cheveux longs et bouclés, mon collègue russe, Sergey.


Les photos de cerisiers en fleur sont toujours aussi magnifiques! Et les autres aussi bien sur 🙂
Merci pour le resume, des fois je me plains des procedures administratives en Grande-Bretagne mais ton histoire de Visa c’est un autre niveau…
Ah lala que d’aventures!
La petite chenille était mon livre culte quand j’étais enfant! L’auteur Eric Carle en a d’ailleurs écrit bien d’autres. C’est un auteur culte aux USA. Il existe même un musée sur son univers!
Bisous
Mais quel histoire ce visa !!! Mets toi une alarme pr dans 3 ans!!
Il y a des superbes photos de cerisiers en fleur!! Bravo !
Bisous a ts les 3