» Maintenant tu sais… «
Ma première pensée au milieu des larmes
à côté de mon frère en pleurs .
Et puis ce visage qui n’était plus le tien
qui me disait
que ton âme avait déjà quitté ton corps…
Ce n’est que bien plus tard
que je me suis demandé
si tu avais vu défiler ta vie…
La marseillaise entonnée si faussement
qu’elle t’avait coûté le certif ,
Le tracé imaginaire
d’une ligne de chemin de fer
traversant le Sahara,
Le luchet que te tendait ton père
pour aller travailler la vigne
quand tu rentrais de ta prépa de Montpellier,
Tes copains d’internat
pour qui tu étais le meilleur,
Tes cours de maths peaufinés
que tes élèves adoraient,
Les milliers de copies corrigées,
Tes migraines infernales,
Ton impossibilité à gérer tes émotions
à transmettre ton amour,
Ton impulsivité colérique,
Ton inlassable labeur
à remonter une ruine
pour en faire le mas de la famille,
La lettre de ta fille
te disant qu’elle quittait la maison
pour toujours,
cri de désespoir
auquel tu n’as pas su répondre,
Ta Monique, t’es où ?
qui t’a accompagné 70 ans,
Tes petits enfants
qui t’ont transformé
en super papy,
Ta peur de devenir un légume
en vieillissant,
Tes doutes sur l’après,
tes croyances
tes interrogations.
Tu es parti très vite
en catimini
comme tu le voulais.
Maintenant
Papa
tu sais…
Je suis fier de toi Dadou!! Bravo pour avoir réussi a sortir tes émotions avec un si beau poème.
J espere, et je le sais, ce ne sera pas le dernier!
J ai hâte de lire ton recueil
tes mots sont poignants, et c’est beau que tu aies trouvé un moyen de nous les partager avec autant de tendresse et de sincérité
je suis bouleversee en lisant le blog … christian a retrace la vie de Papy avec beaucoup de tendresse..Vero a trouve une chanson emouvante …et les mots affectueux de tous font chaud au coeur ….. Il vous aimait . Merci pour cet hommage
Je ne suis pas aussi poète que Chri mais sa belle déclaration fait écho pour moi a cette chanson de Louis Chedid , surtout en ce jour ou nous venons de perdre un ami très cher…
Ces parents, Ces amis
Ces femmes qu’on affectionne
Avec lesquels on dort, on dîne
On parle au téléphone
Souvent, quand nos regards se croisent
Y a comme une chaleur
Mais de là à en faire des phrases
Trop de pudeur, trop de pudeur
{Refrain:}
On ne dit jamais assez
Aux gens qu’on aime
Par peur de les gêner
Qu’on les aime
On leur dit jamais assez
Que sans eux, sans elles
On serait même pas la moitié
De nous-mêmes
Avant de nous dire au revoir
De marcher à l’ombre
Avant que sur notre histoire
Le rideau tombe
J’ veux déclarer à tout ce petit monde
Qui m’entoure
La vie, la vie serait d’un sombre
Sans vous autour, vous tous autour
Je suis très émue en lisant tes mots…. merci pour cette belle émotion!
Belle declaration Christian, tres touchant. Love
Tu l’as particulièrement bien muri cette déclaration!!! Bravo frérot, trés joliment dit et partagé…