Mai 2021 à Tokyo

Bon pour commencer, angine. Oursins dans la gorge pendant plus de 3 semaines (oui le docteur a pris son temps avant de faire un test et me donner le bon antibiotique) pour moi, avec quelques jours de fièvre durant lesquels je n’ai guère pu aider la pauvre Momoko, qui à tout de même bien tout géré. Comme j’ai eu pas mal de fièvre, j’ai aussi du faire un test PCR pour que la garderie de Léo continue à l’accepter. J’ai mis de la salive dans un flacon en plastique, et le lendemain j’ai eu le résultat, négatif pour le coronavirus, par téléphone. Coût du test : une quinzaine d’euros.

Début Mai, c’est la Golden Week, une semaine de jours fériés. J’adorais ça dans ma jeunesse, mais maintenant avec des enfants, ce n’est plus tout à fait la même chose. Heureusement, Léo a pu aller chez ses grands parents les deux derniers jours, dont une journée avec ses cousins, durant laquelle ils sont allés au parc de Mizumoto, où ils ont pu pécher des « zarigani« , une espèce japonaise d’écrevisse.

Et en bonus : « état d’urgence ». Oui de temps en temps on a un « état d’urgence », dont les mesures varies plus ou moins. Ce coup ci, ce qui nous touche le plus est… que les grands parcs soient fermés. En particulier, le grand jardin botanique dans lequel j’adore piqueniquer et me promener (et prendre des millions de photos), car il n’y a pas grand monde… fermé. Par contre, déjeuner au resto, pas de problème, c’est ouvert (et plein de monde). Heureusement, les écoles restent ouvertes et Léo continue de se rendre à la garderie. Les petits parcs avec des jeux pour enfants restent aussi accessibles, et personnellement, quand je sors, je ne vois pas de différence, magasins ouverts, plein de monde partout. Apparemment, le soir, les resto et bars ferment tôt, mais certains jeunes continuent à sortir et boire dehors dans la rue, ou au parc, entre amis. Les autorités sont obligées de… défiler avec un panneau demandant gentiment de renter à la maison : il n’y a toujours pas de mise en place de régime spécial type dictature militaire où des hommes armés mettent des amendes et forcent les gens à rentrer chez eux.

Petite anecdote COVID : comme en France, il y a aussi scandale au Japon, avec de gros bourgeois festoyant sans masques dans quelques luxueux appartements et faisant fie de toutes les recommandations en vigueurs. En l’occurrence, une fête organisée pour lever des fonds pour le partie politique libéral Japonais, auquel s’est rendu ni plus ni moins que le chef de la Japan Medical Association en personne, qui urge la population au port permanent du masque depuis le début de la crise… il a du s’excuser par la suite, et bien sûr à dit qu’il n’y avait pas de nourriture ni boisson etc…

Sinon, pour ce faire une idée avec des chiffres, ce mois-ci :

Japon (126,3 million d’habitants) atteint un pic record à environ 6 mille nouveaux cas par jour. Total 689 mille cas dont 12 mille décès.

France (67 millions d’habitants) retombe en dessous de 20 mille nouveaux cas par jour après le pic d’avril à 40 mille. Total 5,88 million de cas dont 108 mille décès.

Malgré cette énorme différence entre les deux pays, au Japon aussi, les gens se plaignent de la mauvaise gestion de la crise par le gouvernement (et c’est vrai qu’il y a de quoi redire, rien que sur les choix douteux de ce qu’ils laissent ouvert et ce qu’ils ferment).

La campagne de vaccination a commencé, bien plus tard encore qu’en France. En temps normal, quand on allume la télé japonaise, on voit soit de la pub, soit quelqu’un qui mange. Maintenant c’est soit de la pub, soit quelqu’un qui se fait vacciner. Vu la quantité de vieux, qui sont prioritaires, on y pense pas trop Momoko et moi, sauf peut-être que mon entreprise, assez grosse et très branchée communication dans les médias, va sans doute faire sa propre campagne de vaccination pour ses employés… on verra.

Du côté de Noah, notre principale source de stress était qu’il refusait souvent le sein, en pleurant et hurlant. La théorie de Momoko était qu’il voulait le biberon à la place, plus facile à téter. Ma théorie était que le débit au sein était parfois trop fort ou trop faible, et ça lui faisait peur. Au bout d’un moment, Momoko a trouvé une technique qui marchait pas mal : lui faire téter une tétine de biberon quelques secondes, puis lui donner le sein. Du pur génie. En général il faisait la transition et ça marchait bien. Puis, heureusement, vers la fin du mois, le problème semble disparaitre. A deux mois, il fait 4800 grammes. Les journées/nuits sont inégales, parfois tranquilles, parfois il faut le porter tout le temps sous peine de pleurs incessants. Bref, du bébé standard. Mais si on le compare à Léo au même âge, nous sommes relativement tranquille. La nuit, il dort parfois même 5 heures d’affilé! Et il nous fait de temps en temps de grands sourires et des « aheu ».

Léo ne s’intéresse pas beaucoup à Noah. Il essaie parfois de le consoler quand il pleure, mais ne recherche aucune interaction avec lui, ce qui me semble normal, vu qu’à ce stage, Noah ne peut absolument rien faire, ni prendre un objet ni même s’assoir.

Un dimanche pluvieux, j’ai tenté un atelier avec Léo: ouvrir une souris et regarder dedans. Pas une souris vivante, non, une souris d’ordinateur. Il a découvert les vis, les a dévissé, plusieurs parties, vues l’électronique puis a utilisé la souris ouverte, qui marchait encore, pour écrire son nom sur l’ordinateur, en utilisant les switches électroniques, et en voyant l’effet sur la vitesse du curseur lorsqu’on change les DPI du capteur optique. Grand succès, on ne pouvait ensuite plus l’arrêter. Il voulait ouvrir d’autre trucs. On a donc ouvert un vieil appareil photo numérique casio, qui contient bien plus de parties qu’une souris, avec notamment les lentilles de l’objectif, et, en son cœur, le joli capteur photographique. Après il voulait encore faire, alors on a ouvert 2 autres souris, et vu les différences entre chacune d’elles. Les jours suivants il voulait encore continuer, mais je me retrouve à cour de vieux trucs à démonter… donc le weekend suivant, nous sommes allés à Akihabara, quartier de l’électronique, dans sa « junk street », où l’on peut trouver des composants recyclés ainsi que des appareils cassés en tout genre, pour un ou deux euros pièce.

Voir l’album photo en cliquant ici.

https://photos.app.goo.gl/Wxt4ot5craLmyDEC8

4 réflexions sur “Mai 2021 à Tokyo

  1. Pour la troisieme fois j,envoie le message reponse. Je trouve Leo grand garcon et grand bricoleur. Noah me parait boen sage et bien portant. J’espere que tu as retrouve la grande forme et que tout va bien pour tous les quatre (la tablette est maintenant en etat et je compte bien que ce message partira!)
    Merci pour toutes les nouvelles et bisous a vous tous
    Mamie

  2. Merci Flo pour les nouvelles
    Comme d’habitude, très belles photos de la nature….
    Noah semble lui , bien s’interesser a Leo…son regard est souvent tourné vers lui…il est rigolo avec tous ces cheveux….!
    Super l’idée de démontage….vas tu faire de Leo le premier Redares bricoleur ? 🤭😄
    Bises à vous 4

Laisser un commentaire